Depuis toujours, le monde de la Formule 1 apparaît comme un univers avant-gardiste ayant toujours par ses innovations et ses avancées technologiques, permis au monde de l’automobile en général, de lui aussi profiter de cette progression générale. Que cela soit en matière d’énergie, de sécurité ou de technologies bien plus poussées, la F1 reste à ce jour une donnée importante dans la construction des voitures de tourisme de demain. La saison prochaine marquera l’arrivée d’une nouvelle ère dans cette discipline historique.

Un championnat avant tout mythique

La Formule 1 est aussi un condensé d’endroits qui ont fait la légende du sport durant son existence. On pense par exemple à ces nombreux virages comme Acque Minerali à Imola ou encore le virage de l’hôtel à Monaco, synonyme annuel de casse-tête pour les ingénieurs et mécaniciens devant modifier certains réglages de la monoplace. À quelques encablures du virage du casino, ce sont tant de lieux mythiques où se retrouvent chaque année passionnés et curieux. Entre amateurs de F1 et spécialistes des jeux de poker évoluant en ligne sur les nombreuses plateformes connues de nos jours, profitant le temps d’un instant des installations monégasques, le week-end autour de la F1 est toujours animé par les foules.

Une frénésie qui ne devrait en rien être changée par l’évolution attendue des monoplaces pour la prochaine saison 2022, bien au contraire…

Changements techniques pour 2022

Initialement prévus pour la saison en cours, les changements ont, pour des raisons économiques, été repoussés à la saison prochaine. Huit ans après l’arrivée des moteurs hybrides et une révolution avec l’abandon des moteurs purement et uniquement atmosphériques, de nouveaux mots tels que le MGU-H ou MGU-K sont devenus la norme autour du monde de la Formule 1.

Et qu’on se le dise, les changements attendus autour du nouveau règlement technique devraient attrister certains puristes voyant en la discipline, une formidable raison de mettre en concurrence les meilleurs pilotes et avant ça, ingénieurs du monde.

Car avant toute autre chose, la F1 n’est affaire que de gains minimes que n’importe quelle autre discipline considérait comme marginaux. En essais, en course ou en développement sur les simulateurs des écuries, tout est affaire de gains de millièmes (et pour tout savoir sur le classement F1 cet article est pour vous). À chaque instant. Rendus possibles par des changements techniques de développement d’une extrême minutie, ces gains seront bien moins évidents à obtenir pour les meilleures écuries l’année prochaine. Explications.

Effet de sol facilité

Sur les F1 modernes et actuelles, les spectateurs reprochent fréquemment l’incapacité à se suivre de près et ainsi, favoriser des courses animées par de nombreux dépassements. Les comportements aérodynamiques sont perturbés par la présence devant une Formule d’autres monoplaces. L’air est impur et oblige très souvent les pilotes à lever le pied pour conserver un appui aéro important et ainsi, ne pas faire trop souffrir leurs gommes. 

C’est en s’activant sur cette partie que la Formule 1 a pour la prochaine saison, détourné le règlement et poussé les cahiers de charge vers la création de nouvelles monoplaces aux designs novateurs. En 2022, les Formules conduites par Lando Norris, Charles Leclerc ou Pierre Gasly n’auront tout simplement plus de déflecteurs latéraux et de nouveaux diffuseurs. Ajoutées à des ailerons avant et arrière bien plus simples et moins sophistiqués par des heures de travail en soufflerie, ces nouveautés devraient sans conteste permettre aux voitures de se suivre plus aisément.

Retour à l'effet de sol sur les monoplaces

L’idée est de resserrer l’écart entre les écuries et faire en sorte que le championnat se joue bien plus sur la piste qu’en soufflerie, ce qui est actuellement le cas. Bien que des écuries aux plus faibles moyens que les grosses cylindrées du championnat arrivent à survivre et jouer les premiers rôles sur certains Grands Prix, comme c’est le cas pour McLaren ou Alpha Tauri, ces nouveautés promettent un spectacle ahurissant.

De son côté, le manufacturier de pneumatiques Pirelli effectue un travail abyssal pour que la tenue des pneus soit meilleure que celle connue depuis des années, permettant ainsi aux pilotes de plus attaquer lors des courses.